Lexique C-RÉDIT

Droit à l’oubli

Droit à l oubli : les anciens malades du cancer ou hépatite C n ont plus à déclarer leur pathologie 5 ans après la fin du protocole. Loi Lemoine 2022.

Le droit à l’oubli permet aux anciens malades du cancer ou de l’hépatite C de ne plus déclarer leur pathologie dans le questionnaire médical de l’assurance emprunteur, après un délai précis depuis la fin du protocole thérapeutique. Depuis la loi Lemoine de 2022, ce délai a été ramené à 5 ans.

Qu’est-ce que le droit à l’oubli ?

Le droit à l’oubli est un dispositif qui permet aux personnes ayant guéri d’un cancer ou d’une hépatite C d’accéder à l’assurance emprunteur sans mention de leur ancienne maladie, comme n’importe quel autre emprunteur.

Avant ce dispositif, un ancien malade devait déclarer son antécédent à vie, ce qui entraînait systématiquement :

  • Des surprimes pouvant doubler ou tripler le coût de l’assurance
  • Des exclusions de garantie (pas de couverture en cas de rechute)
  • Parfois un refus pur et simple

Le droit à l’oubli efface cet historique médical passé un certain délai, pour un accès égalitaire au crédit.

Historique : les 3 étapes du droit à l’oubli

2016 — Convention AERAS

Premier dispositif issu de la convention AERAS (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé). Délai initial : 10 ans après la fin du protocole (5 ans seulement pour les cancers pédiatriques).

2022 — Loi Lemoine

La loi Lemoine du 28 février 2022 a marqué une avancée majeure : le délai passe à 5 ans pour tous (adultes et enfants), avec en plus la suppression du questionnaire médical pour les prêts ≤ 200 000 € échus avant 60 ans.

Grille de référence — pathologies supplémentaires

La convention AERAS intègre également une grille de référence mise à jour régulièrement, qui liste d’autres pathologies (VIH, maladies cardio-vasculaires, diabète, etc.) avec leurs propres délais après lesquels l’assurance ne peut plus pratiquer de surprime.

Les conditions du droit à l’oubli en 2026

Pour bénéficier du droit à l’oubli, trois conditions cumulatives :

  1. Le protocole thérapeutique est terminé depuis au moins 5 ans (sans rechute)
  2. La pathologie concernée est un cancer ou une hépatite virale C
  3. L’échéance du prêt intervient avant les 71 ans de l’emprunteur

Si ces 3 conditions sont réunies, l’emprunteur n’a pas à déclarer sa maladie dans le questionnaire médical. L’assureur ne peut ni refuser la garantie, ni appliquer une surprime pour cette pathologie.

Pathologies couvertes par le droit à l’oubli

Cancers (tous types)

Après 5 ans révolus depuis la fin du protocole thérapeutique (fin des traitements actifs : chirurgie, chimio, radio, immunothérapie) sans rechute constatée.

Hépatite virale C

Après 5 ans depuis la réponse virologique soutenue (éradication virale). Les traitements antiviraux récents (DAA) permettent une guérison quasi-totale en quelques mois.

La grille de référence AERAS (autres pathologies)

Pour les maladies non couvertes par le droit à l’oubli, la grille de référence AERAS prévoit des conditions spécifiques. Exemples (valeurs 2025) :

  • Leucémie aiguë myéloblastique : 5 ans après fin du protocole, sans surprime
  • Diabète de type 1 stable : contrat standard possible sous certaines conditions
  • Infection VIH : accès à l’assurance sans surprime sous conditions d’ancienneté du traitement et de charge virale

La grille est révisée tous les 2-3 ans. Consulter la version à jour sur www.aeras-infos.fr.

Comment faire valoir son droit à l’oubli ?

Lors de la souscription de l’assurance emprunteur, deux situations :

Avec questionnaire médical

  1. Lire attentivement les questions relatives aux pathologies passées
  2. Si le droit à l’oubli s’applique à votre situation, ne pas déclarer la pathologie
  3. En cas de doute, contacter l’assureur ou un courtier IAS

Sans questionnaire médical (loi Lemoine)

Si le prêt est inférieur à 200 000 € par emprunteur et remboursable avant les 60 ans, pas de questionnaire. Le droit à l’oubli n’a pas besoin d’être invoqué.

Sanctions en cas de non-respect par l’assureur

Un assureur qui applique une surprime ou refuse la couverture alors que le droit à l’oubli s’applique commet une faute contractuelle. Recours possibles :

  • Saisine de la commission de médiation AERAS
  • Plainte auprès de l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution)
  • Action judiciaire (tribunal civil)

Droit à l’oubli et rachat de crédit

Lors d’un rachat de crédit, l’assurance emprunteur est renégociée. C’est l’occasion pour les anciens malades de bénéficier du droit à l’oubli si le délai de 5 ans est atteint — même s’ils n’ont pas pu en profiter lors du crédit initial.

Un courtier IAS comme C-RÉDIT sélectionne les assureurs qui appliquent strictement le droit à l’oubli et la grille AERAS, pour garantir le tarif le plus juste.

En résumé

  • Le droit à l’oubli efface les antécédents de cancer ou hépatite C pour l’assurance emprunteur.
  • Délai actuel : 5 ans depuis la fin du protocole (loi Lemoine 2022).
  • Pour d’autres pathologies : voir la grille de référence AERAS.
  • Aucune surprime, aucune exclusion, aucun refus n’est légal si le droit à l’oubli s’applique.
  • Dans un rachat de crédit, c’est l’occasion de renégocier son assurance en bénéficiant du droit à l’oubli.

C-RÉDIT accompagne les anciens malades dans l’accès équitable à l’assurance emprunteur lors d’un rachat de crédit, en sélectionnant les partenaires les plus respectueux du cadre AERAS.

Mathieu Morel, courtier en rachat de crédit

Rédigé et vérifié par Mathieu Morel

Mis à jour le · Publié le

Courtier en opérations de banque et en services de paiement (COBSP), immatriculé à l'ORIAS sous le n° 24002547 et contrôlé par l'ACPR. Fondateur de C-rédit, cabinet de courtage 100 % en ligne basé dans la métropole de Nancy.

Voir tous ses articles · LinkedIn · Vérifier l'immatriculation ORIAS · Notre charte éditoriale

💡 En pratique chez C-rédit : l'assurance emprunteur et le droit à l'oubli, courtier indépendant immatriculé ORIAS, simulation gratuite et sans engagement.