Vous venez d’hériter d’un bien immobilier et le notaire vous annonce un montant de droits de succession à régler dans les six mois. Vos liquidités ne suffisent pas, vous ne voulez pas vendre la maison familiale, et la banque vous parle d’un rachat de crédit hypothécaire. Faut-il accepter, ou existe-t-il moins coûteux ?
En 2026, trois solutions existent pour financer des droits de succession quand l’argent n’est pas immédiatement disponible : le paiement comptant sur la trésorerie successorale, le paiement fractionné auprès de la DGFIP au taux abaissé de 2 %, et le rachat de crédit hypothécaire avec trésorerie complémentaire. Aucune n’est universellement la meilleure. Ce guide compare les trois honnêtement, à partir d’un cas réel chiffré, pour vous aider à choisir la voie la mieux adaptée à votre situation.
C-REDIT est courtier indépendant inscrit à l’ORIAS sous le numéro 24002547 (catégories COA · MIA · COBSP · MOBSP). Nous traitons à la fois les rachats à la consommation et les rachats hypothécaires, en 100 % en ligne avec signature électronique. Cet article est rédigé à partir des sources officielles (Code général des impôts, BOFiP, Notaires de France) et d’un cas pratique d’opération réelle.
📋 Sommaire
- Droits de succession 2026 : ce que vous devez payer et quand
- Que se passe-t-il si vous ne payez pas dans les 6 mois ?
- Les 3 façons de financer vos droits de succession
- Paiement fractionné DGFIP : la solution méconnue à 2 % en 2026
- Rachat de crédit hypothécaire : quand c’est pertinent
- Cas pratique chiffré : Claire, 48 ans, 59 000 € de droits à payer
- Comment monter votre dossier en 6 semaines avec C-REDIT
- Questions fréquentes

Droits de succession 2026 : ce que vous devez payer et quand
Les droits de succession sont l’impôt prélevé par l’État au moment de la transmission d’un patrimoine après un décès. Ils sont calculés sur la part nette revenant à chaque héritier, après application d’un abattement personnel et selon un barème progressif fixé par les articles 777 et suivants du Code général des impôts.
En ligne directe (parent vers enfant), chaque héritier bénéficie d’un abattement de 100 000 € sur sa part. Au-delà, le barème s’applique en sept tranches progressives :
- Jusqu’à 8 072 € : 5 %
- De 8 072 € à 12 109 € : 10 %
- De 12 109 € à 15 932 € : 15 %
- De 15 932 € à 552 324 € : 20 %
- De 552 324 € à 902 838 € : 30 %
- De 902 838 € à 1 805 677 € : 40 %
- Au-delà de 1 805 677 € : 45 %
Pour la majorité des successions, c’est la tranche à 20 % qui s’applique de fait, puisqu’elle couvre la fourchette très large de 15 932 € à 552 324 € après abattement. Ce barème est gelé jusqu’au 31 décembre 2028 et n’a pas été revalorisé depuis 2011, ce qui aboutit mécaniquement à une fiscalisation croissante des successions à mesure que les patrimoines moyens progressent.
Le délai légal de paiement est de six mois à compter du décès lorsque celui-ci est intervenu en France métropolitaine, douze mois si le décès est survenu à l’étranger (article 641 du CGI). Au-delà, des pénalités s’appliquent automatiquement.
💡 Bon à savoir
Le pic d’activité successorale en France est attendu entre 2025 et 2035. En 2022, 354 443 déclarations de succession ont été enregistrées (données Notaires de France), dont 47 % donnaient lieu au paiement de droits. Les recettes de l’État sur les successions ont atteint 16,6 milliards d’euros en 2023, plus du double de 2011. Le sujet n’est plus marginal.
Que se passe-t-il si vous ne payez pas dans les 6 mois ?
Au-delà du délai légal, deux sanctions cumulatives s’appliquent automatiquement :
- Des intérêts de retard de 0,2 % par mois, soit 2,4 % par an (article 1727 du CGI).
- Une majoration de 10 % à compter du 7e mois suivant le délai initial (article 1728 du CGI), portée à 40 % en cas de mise en demeure non suivie d’effet sous 90 jours.
Sur des droits de 60 000 €, six mois de retard simples coûtent ainsi 720 € d’intérêts plus 6 000 € de majoration de base, soit 6 720 € de surcoût. Sans réaction face à une mise en demeure, la facture peut grimper à 24 720 €. Le plus lourd reste la procédure de recouvrement forcé, qui peut aller jusqu’à la saisie du bien hérité par voie de l’administration fiscale.
⚠️ Signal d’alarme
Ne laissez jamais passer le délai des six mois en pensant régler plus tard. Si vous savez dès le départ que vous ne pourrez pas payer comptant, demandez un paiement fractionné ou différé au moment du dépôt de la déclaration de succession. Les deux dispositifs ne peuvent pas être demandés rétroactivement après l’échéance des six mois.
Les 3 façons de financer vos droits de succession
Quand l’épargne ne suffit pas, trois voies principales existent. Aucune n’est universellement la meilleure, le choix dépend de votre profil patrimonial et de votre rapport au risque.
1. Le paiement comptant sur la trésorerie successorale
Si la succession comporte des liquidités suffisantes (livrets, comptes courants, assurances-vie versant directement au bénéficiaire), c’est la voie la plus simple et la moins coûteuse. Aucun frais financier, aucune procédure additionnelle. La limite est évidente : la succession est de plus en plus immobilière et de moins en moins liquide, en particulier dans les grandes métropoles où la valeur de la résidence principale écrase toutes les autres composantes du patrimoine.
2. Le paiement fractionné ou différé auprès de la DGFIP
Dispositif méconnu mais central. Les articles 396 à 404 GD du CGI permettent à l’héritier d’étaler le paiement sur 1 an (cas général) ou jusqu’à 3 ans si plus de 50 % de l’actif est composé de biens non liquides. Le paiement différé reporte le paiement jusqu’à un événement futur (réunion d’usufruit, cession). Le taux d’intérêt 2026 a été abaissé à 2 %, contre 2,3 % en 2025, et 0,6 % pour certaines transmissions d’entreprises.
3. Le financement par crédit
Selon le montant et le profil, deux variantes principales :
- Un crédit personnel non affecté pour des montants modestes (jusqu’à 75 000 €), accessible sans garantie immobilière mais à un TAEG sensiblement plus élevé.
- Un rachat de crédit hypothécaire avec trésorerie complémentaire pour des montants supérieurs, adossé à une hypothèque sur le bien hérité ou sur un autre bien de l’héritier. C’est la solution qui combine consolidation des dettes existantes et financement de l’impôt successoral en une seule mensualité.
Paiement fractionné DGFIP : la solution méconnue à 2 % en 2026
Le paiement fractionné DGFIP est probablement la solution la plus économique en taux pour la majorité des héritiers en 2026. Avec un taux fixé à 2 %, il se positionne en-dessous de tous les taux du marché du crédit immobilier (compris entre 4 % et 6 % selon les profils en ce début 2026) et bien en-dessous des taux du crédit à la consommation.
Comment ça marche concrètement
Le fractionné permet d’étaler le paiement en versements semestriels égaux. Sur la durée standard d’un an, vous payez en deux fois (à 6 mois et à 12 mois). Si la succession comporte au moins 50 % de biens non liquides (typiquement le cas quand l’actif principal est un bien immobilier), la durée passe à 3 ans soit 6 versements semestriels, ce qui allège fortement la charge mensuelle.
Les conditions à respecter
Trois conditions à remplir :
- La demande doit être formulée dès le dépôt de la déclaration de succession. Aucune régularisation n’est possible après l’échéance des six mois.
- Une lettre motivée doit accompagner la demande, exposant les raisons de l’incapacité à régler comptant.
- Des garanties doivent être fournies à l’administration fiscale. Pour un héritier propriétaire, la garantie standard est une hypothèque prise sur le bien hérité ou sur un autre bien.
C’est ce dernier point qui constitue le frein principal. Devoir constituer une hypothèque uniquement pour garantir l’administration suppose le passage chez le notaire, des frais d’environ 1,5 à 2 % du montant garanti, et un délai d’instruction qui peut s’étirer. Pour une garantie de 35 000 €, comptez environ 700 € de frais de constitution d’hypothèque et plusieurs semaines de procédure.
💡 Bon à savoir
Beaucoup d’héritiers ignorent l’existence du fractionné DGFIP parce que les notaires l’évoquent rarement (la procédure les charge en travail) et parce que les courtiers en crédit ont intérêt à orienter vers leur produit. Demandez explicitement à votre notaire d’étudier cette option avant tout autre, et exigez un comparatif chiffré.
Rachat de crédit hypothécaire : quand c’est pertinent
Le rachat de crédit hypothécaire avec trésorerie complémentaire devient la voie la plus pertinente dans trois configurations précises.
1. Vous avez déjà un crédit immobilier en cours
Lorsque l’héritier a un crédit immobilier en cours sur sa résidence principale, le rachat hypothécaire permet de consolider en une seule mensualité ce crédit existant et la trésorerie nécessaire pour les droits de succession. La simplification budgétaire est immédiate, et la mensualité unique peut être inférieure à la mensualité du crédit initial même en intégrant les nouveaux droits, à condition d’allonger la durée.
2. Vous combinez succession et rachat de soulte
Lorsque l’héritage est partagé entre plusieurs héritiers et que vous souhaitez devenir seul propriétaire du bien (attribution préférentielle avec versement d’une soulte), le rachat hypothécaire permet de financer simultanément les droits de succession et la soulte versée aux autres héritiers. Une seule opération, un seul acte notarié, une seule mensualité. C’est la configuration qui justifie le mieux le coût d’une opération hypothécaire.
3. Vous ne pouvez pas fournir les garanties exigées par la DGFIP
Si l’administration refuse le fractionné faute de garanties suffisantes (typiquement quand le bien hérité est en indivision et qu’aucun bien personnel n’est mobilisable), le rachat hypothécaire devient la solution opérationnelle. Le notaire instruit alors l’hypothèque dans le cadre du rachat, ce qui sécurise le prêteur et permet le décaissement rapide des fonds vers l’administration fiscale.
Estimez votre rachat de crédit hypothécaire pour succession
Simulation gratuite, 100 % en ligne, signature électronique. Réponse de principe sous 48 h.
Cas pratique chiffré : Claire, 48 ans, 59 000 € de droits à payer

Claire est gestionnaire de paie, divorcée, et vit en région parisienne. Sa mère est décédée en mars 2026. Claire est héritière unique. La succession comprend la maison familiale d’Antony (Hauts-de-Seine), estimée par le notaire à 380 000 €, et 25 000 € de livrets et compte courant. Claire a un crédit immobilier en cours sur son propre appartement, avec 90 000 € de capital restant dû à 1,8 % sur encore 12 ans.
Calcul des droits de succession
Patrimoine successoral total : 380 000 € + 25 000 € = 405 000 €. Abattement ligne directe : 100 000 €. Part nette taxable : 305 000 €. Application du barème 2026 :
- 0 à 8 072 € à 5 % : 403,60 €
- 8 072 € à 12 109 € à 10 % : 403,70 €
- 12 109 € à 15 932 € à 15 % : 573,45 €
- 15 932 € à 305 000 € à 20 % : 57 813,60 €
Total à régler : 59 194,35 €, à verser au plus tard le 30 septembre 2026 (six mois après le décès).
Liquidités disponibles et besoin réel
Claire dispose des 25 000 € de la succession. Elle a aussi 8 000 € d’épargne personnelle qu’elle préfère conserver pour les travaux de toiture identifiés à venir. Besoin de financement réel : 34 200 €.
Solution 1 : paiement fractionné DGFIP
La succession de Claire comporte plus de 50 % de biens non liquides (la maison représente 94 % de l’actif), donc le fractionné sur 3 ans est accessible. Calcul approximatif au taux 2026 de 2 % :
- Capital restant à fractionner : 34 200 €
- Intérêts cumulés sur 3 ans à 2 % : environ 1 030 €
- Total versements sur 3 ans : 35 230 €
- Versement semestriel moyen : 5 870 €
À cela s’ajoutent les frais de constitution de l’hypothèque exigée par l’administration fiscale comme garantie : environ 700 €. Coût total de la solution DGFIP : ~1 730 € de frais financiers, mais avec une charge semestrielle de près de 6 000 € à absorber sur le budget mensuel.
Solution 2 : rachat de crédit hypothécaire avec trésorerie
Claire choisit de consolider son crédit immobilier en cours et de financer les droits de succession dans une seule opération. Montage retenu :
- Capital restant dû crédit existant : 90 000 €
- Trésorerie complémentaire pour droits : 35 000 €
- Frais de mainlevée + nouvelle hypothèque : environ 3 000 €
- Nouveau capital total : 128 000 €
- Durée retenue : 15 ans (allongement de 3 ans par rapport à l’existant)
- TAEG estimé : 4,5 %
- Nouvelle mensualité : environ 980 € (vs ancienne mensualité de 770 € sur le seul crédit immobilier)
Coût total de la trésorerie de 35 000 € sur 15 ans : environ 13 200 € d’intérêts.
Comparatif chiffré : fractionné DGFIP vs rachat hypothécaire
| Critère | Fractionné DGFIP 3 ans | Rachat hypothécaire 15 ans |
|---|---|---|
| Coût financier total | ~1 730 € | ~13 200 € |
| Charge mensuelle additionnelle | ~980 € (lissée sur 6 versements) | +210 € sur la mensualité existante |
| Durée d’engagement | 3 ans | 15 ans |
| Simplicité administrative | Demande à instruire avec garantie hypothécaire | Une seule opération notariée, une seule mensualité |
| Effet sur le taux d’endettement | Hausse temporaire forte | Hausse modérée et lissée |
| Risque de défaillance | Pénalités fiscales lourdes | Risque de saisie immobilière |
Le fractionné DGFIP est nettement moins cher en coût financier (1 730 € contre 13 200 €). Mais il impose une charge semestrielle élevée pendant 3 ans, ce qui peut être difficilement absorbable pour un budget déjà tendu. Le rachat hypothécaire est plus coûteux mais offre une simplification budgétaire structurelle et une charge mensuelle additionnelle modérée et étalée.
Pour Claire, qui a déjà un crédit immobilier en cours et préfère lisser sa charge sur le long terme plutôt que d’absorber un choc trésorerie de 6 000 € tous les 6 mois, le rachat hypothécaire est la voie la plus adaptée. Pour un héritier sans crédit en cours et avec une bonne capacité d’épargne, le fractionné DGFIP serait préférable.
Comment monter votre dossier en 6 semaines avec C-REDIT

Quand le délai de six mois pour régler les droits de succession se rapproche, chaque semaine compte. Voici comment se déroule une opération de rachat hypothécaire pour succession en 100 % en ligne avec C-REDIT.
Semaine 1 : simulation et étude de faisabilité
Vous remplissez le formulaire d’estimation en ligne (revenus, crédits en cours, bien hérité, montant des droits). Un conseiller C-REDIT vous rappelle sous 24 h pour valider la faisabilité du montage et vous oriente, le cas échéant, vers la solution alternative la plus pertinente (fractionné DGFIP, autre courtier).
Semaines 2 à 3 : constitution du dossier numérique
Vous transmettez en ligne les pièces justificatives (avis d’imposition, fiches de paie, relevés bancaires, déclaration de succession, titre de propriété du bien hérité). C-REDIT instruit le dossier et le présente à plusieurs prêteurs partenaires pour obtenir les meilleures conditions.
Semaine 4 : accord de principe et offre préalable
Le prêteur retenu émet une offre préalable de prêt avec son TAEG, sa mensualité et sa durée. Vous disposez d’un délai légal de 10 jours de réflexion avant signature, conformément au régime du crédit immobilier (article L313-34 du Code de la consommation).
Semaines 5 à 6 : acte notarié et déblocage
Signature électronique de l’offre. Passage chez le notaire pour l’acte authentique d’hypothèque. Déblocage des fonds vers le précédent prêteur (pour solder le crédit existant) et vers le notaire de la succession (pour régler les droits à l’administration). L’opération est bouclée dans les délais avant l’échéance des six mois.
✅ L’engagement C-REDIT
- Étude gratuite et sans engagement : pas de frais avant l’éventuelle signature de l’offre, conformément à l’article L. 519-6 du Code monétaire et financier.
- Comparatif honnête des trois voies : si le fractionné DGFIP est plus avantageux pour votre cas, nous vous le disons et nous vous orientons.
- 100 % en ligne, signature électronique, accompagnement par un conseiller dédié.
- Inscription ORIAS 24002547 (catégories COA · MIA · COBSP · MOBSP), vérifiable sur orias.fr.
Questions fréquentes
Combien coûtent les droits de succession en 2026 ?
Les droits dépendent du lien de parenté et du montant transmis. En ligne directe, après un abattement de 100 000 € par héritier, le barème va de 5 % (jusqu’à 8 072 €) à 45 % (au-delà de 1 805 677 €). La tranche à 20 % couvre la majorité des successions courantes (de 15 932 € à 552 324 € de part nette). Entre frères et sœurs, le barème est plus lourd (35 % puis 45 %), et entre non-parents il atteint 60 %.
Que faire si je n’ai pas les liquidités pour payer dans les six mois ?
Trois solutions existent selon votre profil. Le paiement fractionné auprès de la DGFIP au taux 2026 de 2 % est en règle générale le moins coûteux mais impose une garantie hypothécaire. Le rachat de crédit hypothécaire avec trésorerie complémentaire est plus coûteux mais simplifie la charge en une mensualité unique sur le long terme. Un crédit personnel non affecté est possible pour des montants modestes (jusqu’à 75 000 €). La demande de fractionné doit impérativement être formulée au moment du dépôt de la déclaration de succession.
Peut-on payer les droits de succession après avoir vendu le bien ?
Oui, c’est même fréquent. Si vous décidez de vendre le bien hérité, le notaire peut séquestrer la part du prix de vente correspondant aux droits de succession et la verser directement à l’administration fiscale. Mais attention : le délai légal de six mois s’applique toujours. Si la vente prend plus longtemps, vous devrez régler les droits avant et serez remboursé sur le prix de vente, ou demander un paiement fractionné/différé en attendant.
Quelles sanctions en cas de retard de paiement ?
Au-delà du délai légal de six mois, vous payez un intérêt de retard de 0,2 % par mois (article 1727 du CGI) et une majoration de 10 % à compter du 7e mois (article 1728 du CGI). Cette majoration peut grimper à 40 % si vous ne réagissez pas à une mise en demeure dans les 90 jours. L’administration peut ensuite engager une procédure de recouvrement forcé pouvant aller jusqu’à la saisie du bien hérité.
Le rachat de crédit pour payer une succession est-il accessible aux personnes fichées FICP ?
Non. Tous les organismes de crédit régulés en France refusent une opération de rachat lorsque l’emprunteur est inscrit au Fichier des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers (FICP) tenu par la Banque de France. Si vous êtes dans cette situation, la voie de droit reste le paiement fractionné DGFIP (qui n’examine pas le FICP) ou la vente du bien hérité. Vous pouvez aussi déposer un dossier de surendettement auprès de la Banque de France si l’ensemble de votre situation financière le justifie.
Combien de temps prend une opération de rachat hypothécaire pour succession ?
En règle générale 6 à 10 semaines entre le premier contact avec le courtier et le déblocage des fonds. La phase la plus longue est l’instruction du dossier par le prêteur (2 à 3 semaines) et le passage chez le notaire pour l’acte authentique d’hypothèque (2 à 3 semaines). Si vous anticipez dès l’ouverture de la succession, l’opération peut être bouclée bien avant l’échéance des six mois. Si vous attendez le 5e mois pour démarrer, le délai devient critique et un paiement comptant relais peut être nécessaire.
Peut-on inclure le rachat de soulte avec les droits de succession dans le même crédit ?
Oui, et c’est même la configuration la plus efficace lorsqu’un héritier souhaite devenir seul propriétaire d’un bien partagé entre plusieurs héritiers (attribution préférentielle). Le rachat de crédit hypothécaire intègre alors trois composantes : le capital restant dû d’éventuels crédits existants, le montant de la soulte versée aux autres héritiers, et la trésorerie complémentaire pour les droits de succession. Une seule opération notariée, une seule mensualité, un seul interlocuteur. C’est typiquement la situation où le rachat hypothécaire est plus avantageux que toute autre solution.
⚡ À retenir
- Le délai de 6 mois est inflexible : faites votre choix de financement dès le dépôt de la déclaration de succession, jamais après.
- Comparez systématiquement le fractionné DGFIP à 2 % avec le rachat hypothécaire : le premier est moins cher en taux, le second simplifie le budget et lisse la charge.
- Le rachat hypothécaire devient pertinent si vous avez déjà un crédit immobilier en cours, si vous combinez succession et rachat de soulte, ou si la DGFIP refuse vos garanties.
Conclusion
Hériter d’un bien immobilier sans liquidités suffisantes pour régler les droits de succession dans le délai des six mois n’est pas une impasse. Trois voies existent, chacune avec ses avantages et ses limites. Le paiement fractionné DGFIP à 2 % en 2026 est en règle générale le moins coûteux en taux, mais il suppose des garanties à constituer et impose une charge semestrielle élevée. Le rachat de crédit hypothécaire est plus cher en coût total mais offre une simplification budgétaire structurelle et reste la voie privilégiée lorsqu’il s’agit de consolider un crédit existant ou de financer simultanément une soulte.
Le bon choix dépend de votre profil patrimonial, de votre situation professionnelle, de la composition de la succession et de votre rapport à l’engagement long terme. Un courtier indépendant qui examine les trois voies sans biais commercial est mieux placé qu’un notaire seul ou qu’une banque pour vous orienter vers la solution la plus adaptée. C’est exactement le rôle que C-REDIT remplit, en 100 % en ligne, avec signature électronique et un accompagnement personnalisé jusqu’au déblocage des fonds.
À lire également
Comparons votre situation succession ensemble
Étude gratuite, sans engagement, comparant les trois voies. Réponse de principe sous 48 h.
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. C-REDIT est inscrit à l’ORIAS sous le numéro 24002547 (catégories COA · MIA · COBSP · MOBSP), vérifiable sur orias.fr. Sources : Code général des impôts (articles 641, 750 ter, 777, 1727, 1728, 396 à 404 GD) ; Service Public — délais de paiement des droits de succession ; BOFiP — taux d’intérêt 2026 paiement fractionné ; statistiques Notaires de France 2022. Article publié le 2 mai 2026, à jour des taux DGFIP 2026.

